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Augmenter la taille d’un disque virtuel vdi sous VirtualBox

Il m’arrive fréquemment d’utiliser des machines virtuelles pour tester tout un tas de choses.
Par défaut, je donne en général 8Giga maximum au disque dur virtuel.
Il est vrai qu’en n’allouant pas la place tout de suite je pourrais être moins avare en disque, mais cela me permet aussi de bien maitriser le volume total qui pourra être utilisé par les machines virtuelles.

Malheureusement, 8 Giga ne sont pas toujours suffisant. Deux solutions s’offrent à nous :

1) Ajouter un nouveau vdi en plus de l’existant
2) étendre le disque virtuel existant

La première solution c’est comme si vous ajoutiez un nouveau disque dur à votre ordinateur.
Il suffit donc d’ajouter un nouveau vdi, et sur la machine virtuelle ajouter le nouveau disque à LVM il vous restera ensuite à distribuer la volumétrie disponible au volume groupe et logique qui sont à l’étroit.

Je vais donc détailler la solution 2.

Étendre le disque virtuel

Cette solution n’est pas réalisable dans l’interface graphique, il sera nécessaire de passer par une ligne de commande

VBoxManage modifyhd MonDisque.vdi --resize 20000

Cette commande permet de redéfinir la taille du disque à 20 Giga.

Étendre sur la machine virtuelle

On constate bien dans VirtualBox que le disque est passé à 20 giga.

Créer une partition

Il est nécessaire de créer une partition dans l’espace disponible, je vous conseille si vous avez une interface graphique d’utiliser l’excellent Gparted, sinon il vous reste fdisk …


Ma machine virtuelle utilise LVM, il n’est donc pas nécessaire de formater la partition, ni de choisir un système de fichier.

LVM

L’objectif est maintenant d’ajouter la volumétrie au système grâce à LVM.
On peux le faire soit via l’interface graphique (system-config-lvm), soit directement ligne de commande. Je vous présente ci dessous les captures d’écran de la méthode par l’interface graphique ainsi que les commandes à lancer pour ceux qui doivent passer par le terminal.

Nous allons commencer par initialiser la volumétrie ajoutée.

Cliquer sur « initialiser l’entité ». Cela va créer un « volume physique » ce qui correspond à lancer la commande suivante :

# pvcreate /dev/sda3
Physical volume "/dev/sda3" successfully created

On a maintenant un volume physique qui n’est pas alloué.

# pvs
PV         VG          Fmt  Attr PSize PFree
/dev/sda2  vg_fedora14 lvm2 a-   9,50g    0
/dev/sda3              lvm2 a-   9,53g 9,53g

On choisi donc d’ajouter le volume physique au « groupe de volume » existant (vg_fedora14 ici), ce qui se fera via la commande :

# vgextend vg_fedora14 /dev/sda3
Volume group "vg_fedora14" successfully extended

Il faut maintenant étendre le volume logique

Cliquer sur « éditer les propriétés » et choisir ce que vous désirez faire.
Ce qui correspond à la commande suivante :

# lvdisplay
--- Logical volume ---
LV Name                /dev/vg_fedora14/lv_root
VG Name                vg_fedora14
LV UUID                mB1JCC-N7VF-YSZA-IaTt-W3Ch-GylR-Czg7WB
LV Write Access        read/write
LV Status              available
# open                 1
LV Size                7,56 GiB
Current LE             242
Segments               1
Allocation             inherit
Read ahead sectors     auto
- currently set to     256
Block device           253:0

--- Logical volume ---
LV Name                /dev/vg_fedora14/lv_swap
VG Name                vg_fedora14
LV UUID                9NZFBl-T10T-Wdt5-2AIX-WTxI-NjxT-Ubp2TR
LV Write Access        read/write
LV Status              available
# open                 1
LV Size                1,94 GiB
Current LE             62
Segments               1
Allocation             inherit
Read ahead sectors     auto
- currently set to     256
Block device           253:1

Pour connaitre le nom des volumes logiques disponibles. Le volume que je compte étendre c’est « lv_root ».

# lvresize --size +5G /dev/vg_fedora14/lv_root
Extending logical volume lv_root to 12,56 GiB
Logical volume lv_root successfully resized

Il faut ensuite adapter la taille du filesystem au volume, grâce à la commande resize2fs :

# resize2fs /dev/vg_fedora14/lv_root
resize2fs 1.41.12 (17-May-2010)
Le système de fichiers de /dev/vg_fedora14/lv_root est monté sur / ; le changement de taille doit être effectué en ligne
old desc_blocks = 1, new_desc_blocks = 1
En train d'effectuer un changement de taille en ligne de /dev/vg_fedora14/lv_root vers 3293184 (4k) blocs.
Le système de fichiers /dev/vg_fedora14/lv_root a maintenant une taille de 3293184 blocs.

Et voila on a désormais un peu plus de place :

# df -h /
Sys. de fichiers                   Taille  Uti. Disp. Uti% Monté sur
/dev/mapper/vg_fedora14-lv_root       13G  6,2G  5,6G  53% /

Accéder à Internet sous Fedora en étant derrière un proxy Microsoft

Cet article a pour objectif de décrire comment accéder à Internet en étant derrière un proxy ISA-Server de Microsoft.
Le proxy ISA-Server de Microsoft ne reconnaît pas l’authentification par compte/motdepasse, il n’est donc pas possible avec ce proxy de se contenter de mettre à jour le fichier /etc/yum.conf et la variable http_proxy pour accéder à internet.

Il est dans ce cas nécessaire d’installer un paquet qui va se charger de réaliser l’authentification auprès du proxy Microsoft et servira de proxy pour les logiciels nécessitant un accès à l’extérieur.

Installation de cntlm

Sous Fedora, le paquet qui va se charger de dialoguer avec le proxy Microsoft s’appelle cntlm. Évidement si vous avez besoin de ce paquet, c’est que vous ne pouvez accéder à internet et de ce fait un yum install va poser problème.

il vous faudra récupérer le paquet en local soit avec une autre machine ayant accès :

$ yumdownloader cntlm

ou en se rendant sur la page du paquet fedora https://admin.fedoraproject.org/pkgdb/acls/name/cntlm vous pouvez télécharger le(s) rpms désirés dans la section build.

Après avoir copié le fichier rpm récupéré par la méthode de votre choix, on peut procéder à l’installation :

# yum localinstall cntlm-0.35.1-7.fc14.i686.rpm

Il faut bien entendu adapter le nom du fichier en fonction de la version téléchargée.

Configuration de cntlm

La configuration de cntlm se fait par le fichier /etc/cntlm.conf dont voici la section qui nous intéresse :

Username        votre_identifiant
Domain          nom_de_domaine
Password        votre_password
#Workstation    netbios_hostname        # Should be auto-guessed

Proxy           proxy:8080  #le nom du proxy et son port d'écoute
Proxy           proxy2:8080 #s'il y a plusieurs proxy il suffit de les ajouter

#
# This is the port number where Cntlm will listen
#
Listen          3128        # le port qui sera ouvert par cntlm

Le fichier de configuration renseigné, nous pouvons lancer le service :

# service cntlmd start

Si l’on désire que ce service soit lancé par défaut :

# chkconfig cntlmd on

Utilisation de cntlm

Maintenant que le relai est actif, il nous reste à l’utiliser. il faut donc configurer les applications pour utiliser ce reali proxy.

Par exemple :

  • pour Firefox vous utiliserez comme définition du proxy http://localhost:3128 :

  • pour yum, il faut éditer le fichier de configuration /etc/yum.conf et ajouter la ligne suivante :
proxy=http://localhost:3128/

Installer le kit de développement Android sous Fedora (2/2)

Cet article est la suite de l’article Installer le kit de développement Android sous Fedora (1/2)

Configurer le SDK Android sous Eclipse

Lancer Eclipse, aller dans Fenêtre -> Préférences -> Android et sélectionner le repertoire ou le SDK a été décompressé. Dans notre cas c’est ~/android-sdk-linux_x86 :

Une fois les modifications appliquées et validées, nous allons pouvoir créer un nouveau projet Android.

Créer un nouveau projet Android

Dans Eclipse, nous selectionnons Fichier -> Nouveau -> Projet. Si la configuration d’Eclipse est correcte vous devez avoir la possibilité de sélectionner Android.

Nous sélectionnons donc Android Project.

Cliquer sur Terminer et Eclipse va créer le projet, le squelette de notre classe est crée HelloFedora.java.

Nous l’éditons avec l’exemple suivant :

package com.exemple.hellofedora;

import android.app.Activity;
import android.os.Bundle;
import android.widget.TextView;

public class HelloFedora extends Activity {
 /** Called when the activity is first created. */
 @Override
 public void onCreate(Bundle savedInstanceState) {
 super.onCreate(savedInstanceState);
 setContentView(R.layout.main);
 TextView tv = new TextView(this);
 tv.setText("Hello, Android Developer\n Thank you, for using Fedora Linux");
 setContentView(tv);
 }
}

Exécution du code

Pour exécuter ce code, il nous faut lancer l’hôte virtuel, pour cela aller dans Fenêtre -> Android SDK and AVD Manager. Choisir dans Vitual Devices l’hôte sur lequel vous voulez faire tourner l’application et cliquer sur Start.

Il nous reste à lancer l’exécution sous Eclipse : Exécuter -> Exécuter (Ctrl+F11), l’application sera automatiquement déployée sur l’émulateur en cours d’exécution.

Je vous invite à aller directement sur http://developer.android.com pour prendre connaissance des API Android.

Installer le kit de développement Android sous Fedora (1/2)

Cet article détaille la marche à suivre afin d’installer la SDK Android et de configurer Eclipse afin de créer des applications Android avec Fedora. Cet article est intégralement basé sur la page fedoraproject traitant d’Android. Je l’ai juste agrémenté de quelques captures d’écrans.

Pré-requis

Eclipse, que nous installons avec yum :

# yum install eclipse-jdt

Installation des plugins pour eclipse

Lancer Eclipse, aller dans le menu « Aide » et sélectionner « Install New Software … »

Cliquer sur « Ajouter » :

Le plugin Android pour eclipse peut nécessiter de télécharger des dépendances, il est nécessaire d’ajouter :

  • pour Eclipse Galileo
http://download.eclipse.org/releases/galileo/
  • pour Eclipse Helios
http://download.eclipse.org/releases/helios/

On ajoutera donc le plugin Android pour eclipse :

https://dl-ssl.google.com/android/eclipse/

On sélectionnera dans « Work with : » le plugin Android Ajouté :

On coche « Developer Tools » puis « Suivant » :

Il nous reste à accepter la licence et terminer. Eclipse est maintenant prêt pour réaliser des applications à destination d’Android. Mais il nous manque encore un moyen de les tester.

Installer le SDK Android

On téléchargera le SDK depuis http://developer.android.com/sdk/index.html

On le décompressera à l’endroit de votre choix, prenons l’exemple du « Dossier Personnel » ~/android-sdk-linux_x86

Il faut ajouter ce chemin à la variable PATH, nous éditerons donc le fichier ~/.bash_profile pour y ajouter en fin la section suivante :

PATH=$PATH:$HOME/android-sdk-linux_x86:$HOME/android-sdk-linux_x86/tools
export PATH

Rechargez votre profile pour que la nouvelle valeur du PATH soit prise en compte.

Installation des librairies nécessaire au SDK Android

Attention :

Si vous utilisez un système 64bit, il est malgré tout nécessaire d’installer les librairies 32bit parce que le SDK Android est 32bit.

 

Voici donc la liste des dépendances à installer :

# yum install glibc.i686 glibc-devel.i686 libstdc++.i686 zlib-devel.i686 \
              ncurses-devel.i686 libX11-devel.i686 libXrender.i686 libXrandr.i686

Nous pouvons maintenant lancer le SDK et configurer notre premier smartphone virtuel sous Android. Placez vous dans le répertoire ou vous avez décompressé l’archive (android-sdk-linux_x86 pour moi) et lancer :

$ ./tools/android

Nous sélectionnons « Available Packages » :

Sélectionner les versions désirées et cliquer sur « Install Selected ».

Il faut encore créer le smartphone virtuel, pour cela aller sur « Virtual Devices » et cliquer sur « New » :

Le smartphone apparait ensuite dans la liste, il reste à cliquer sur « Start » pour le démarrer :

Interface graphique à distance avec FreeNX

Il y a déjà quelques temps j’avais rédigé un article sur l’accès à distance avec vnc, nous allons voir maintenant comment faire la même chose avec FreeNX.

La technologie NX est un protocole client-serveur permettant des connexions graphiques X11 distantes rapides et sûres pour accéder à un bureau Linux / Unix à distance. Le protocole est basé à la fois sur SSH (pour la sécurité) et sur la compression X (pour l’interface graphique et la rapidité)

Par rapport à VNC, j’y retrouve 2 avantages :

  • Fonctionne sur une  connexion avec peu de bande passante
  • Permet de s’authentifier (la prise de main peut facilement se faire sans qu’une session soit ouverte)

Installation et configuration de FreeNX

Comme tout logiciel sous Fedora, l’installation est très simple il nous suffira de l’installer avec yum :

# yum install freenx

Nous vérifions ensuite que le service tourne bien :

# service freenx-server status
freenx-server est en cours d’exécution

Nous allons ensuite récupérer la clé située dans /etc/nxserver/

# cat /etc/nxserver/client.id_dsa.key

Installation du client

Il n’y a malheureusement pas à ma connaissance de client libre qui soit pleinement fonctionnel avec le serveur freenx. Il est donc nécessaire de télécharger le client fourni par nomachine.

La configuration n’est pas compliquée, il suffit de lancer nxclient sur le client et de cliquer sur le bouton configure.

On renseigne l’adresse du serveur auquel on désire se connecter. Il est important de cliquer sur le bouton « Key »  et d’y copier collé le contenu du fichier clé édité sur le serveur (/etc/nxserver/client.id_dsa.key)

Et tout doit fonctionner.

Références

Documentation fedora-fr