Le Blog de C-quad

Archive pour avril 2011

Ma présentation pour Planet-libre

Bientôt 3 semaines que ma candidature à l’inscription de mon flux sur le Planet-Libre a été
acceptée et je ne me suis toujours pas présenté. Il était urgent que je le fasse.

L’inscription à ce planet m’a été suggérée dans un commentaire sur mon blog. Suite à ce commentaire, j’ai constaté que je n’avais même pas planet-libre dans mes flux RSS. Je me suis donc empressé de l’ajouter et de le suivre et le contenu m’a effectivement donné envie de venir m’y inscrire.

J’ai découvert le logiciel libre à la faculté, mais vu qu’a cette époque je jouais encore, je n’avais pas migré vers un système d’exploitation libre. J’avais un dual-boot qui bien souvent était configuré par défaut sur la facilité. Ce n’est qu’il y a environ 5 ans que j’ai décidé de passer totalement sous Linux, j’ai choisi la distribution Fedora à cette époque et n’en ai pas changé depuis.  J’aime l’esprit de cette distribution, dont l’un des objectifs est de faire avancer le libre à tout prix. Il est vrai que parfois cela nécessite des sacrifices ou d’intervenir soit même sur certaines choses  (par exemple l’ ajout les drivers graphiques propriétaires) . Cette distribution cherche avant tout à fédérer des contributeurs.

La bonne ambiance au sein de la communauté fedora-fr m’a rapidement donné envie de contribuer, j’ai donc commencé par rédiger un peu de documentation pour fedora-fr. L’une des choses qui me plait le plus sous Linux, c’est la facilité pour installer des applications dès l’instant qu’elles ont été empaquetées. Cela m’a donné envie d’empaqueter des logiciels libres qui n’étaient pas disponibles dans les dépôts officiels. J’en ai fait la liste dans la page mes paquets rpms, ne serait-ce que pour moi ne pas oublier d’en faire le tour afin de vérifier si une mise à jour est nécessaire.

J’ai naturellement commencé par un logiciel que j’utilisais énormément; JOSM un éditeur pour OpenStreetMap. Openstreetmap est un projet destiné à réaliser une carte du monde, sous licence dite “libre”. Je vous invite à y contribuer et a en faire la promotion, ne serait-ce que lorsque vous avez besoin de localiser un évènement d’utiliser une carte OpenStreetMap plutôt que celle de Google. J’ai donc pas mal contribué à alimenter cette carte pour le nord de la France et principalement la région du Pèvele en Mélantois.

Je n’ai pour l’instant pas réussi à conjuguer ma passion pour les logiciels libre et le libre en général avec mon travail. J’interviens depuis 8 ans environ pour des gros comptes dans le domaine du décisionnel pour une société de service en informatique importante. Fournisseur de progiciels, cette société à plutôt tendance à croire aux licences payantes qu’au logiciel libre. Il est vrai que la progression fulgurante de solutions telle que Talend pourrait faire bouger un peu les choses, en tout cas je m’y efforce.

Dès que j’ai commencé à travailler, j’ai capitalisé mes connaissances dans un wiki. J’ai ensuite décidé de partager ces informations en mettant en ligne sous mediawiki un site personnel hébergé chez Free. Je suis longtemps resté dans cette configuration. Mais quand j’ai choisi d’utiliser ZoneMinder , il me fallait laisser tourner un ordinateur. C’est alors que j’ai décider de créer ce blog, en auto-hébergement.

J’ai beau aimer partager mes connaissances, donner des formations, ce blog je l’ai surtout rédigé dans un premier temps pour moi. Afin d’éviter d’avoir à chercher de nouveau des choses que j’ai déjà cherchées par le passé. Je l’utilise donc surtout pour capitaliser mes trucs et astuces, actions et installations diverses et variées. Il n’est donc malheureusement pas alimenté très régulièrement. Il y a de fortes chances qu’il soit peu renouvelé les jours de beaux temps ou j’aurais préféré m’adonner à mes autres passions.

Passionné par le libre, j’aime aussi la liberté de pouvoir profiter de la nature : Je pratique de nombreux sports d’extérieurs à savoir :

  • Roller : J’encadre les randonnées roller le vendredi soir sur Lille
  • VTT : Je fais régulièrement des brevets VTT, et dès qu’il m’est possible d’aller travailler en vélo je le fais
  • Char à cerf-volant : On a la chance dans le nord d’avoir de grandes plages avec de belles marées et la pratique de cette activité est vraiment grisante
  • Kitesurf : Je faisais de la planche à voile avant et suis passé désormais au Kitesurf, tout simplement parce que j’ai toujours joué avec des cerf-volants et donc je suis bien meilleur en kite qu’en planche. Par contre, je n’adhère pas et ne me retrouve pas dans le comportement de la majorité des pratiquants. Je n’aime pas le marketing réalisé autour de cette pratique et j’ai aussi peur que ce sport perde son esprit de liberté à causes de quelques irresponsables et que de nombreuses interdictions fleurissent.

Je suis désolé de m’être fait attendre pour cette présentation et j’espère qu’elle vous permettra d’en savoir un peu plus sur mes motivations. Et pour finir surtout n’hésitez pas à me contacter pour toutes questions que ce soit en relation avec le blog ou mes autres loisirs.

 

Accéder à Internet sous Fedora en étant derrière un proxy Microsoft

Cet article a pour objectif de décrire comment accéder à Internet en étant derrière un proxy ISA-Server de Microsoft.
Le proxy ISA-Server de Microsoft ne reconnaît pas l’authentification par compte/motdepasse, il n’est donc pas possible avec ce proxy de se contenter de mettre à jour le fichier /etc/yum.conf et la variable http_proxy pour accéder à internet.

Il est dans ce cas nécessaire d’installer un paquet qui va se charger de réaliser l’authentification auprès du proxy Microsoft et servira de proxy pour les logiciels nécessitant un accès à l’extérieur.

Installation de cntlm

Sous Fedora, le paquet qui va se charger de dialoguer avec le proxy Microsoft s’appelle cntlm. Évidement si vous avez besoin de ce paquet, c’est que vous ne pouvez accéder à internet et de ce fait un yum install va poser problème.

il vous faudra récupérer le paquet en local soit avec une autre machine ayant accès :

$ yumdownloader cntlm

ou en se rendant sur la page du paquet fedora https://admin.fedoraproject.org/pkgdb/acls/name/cntlm vous pouvez télécharger le(s) rpms désirés dans la section build.

Après avoir copié le fichier rpm récupéré par la méthode de votre choix, on peut procéder à l’installation :

# yum localinstall cntlm-0.35.1-7.fc14.i686.rpm

Il faut bien entendu adapter le nom du fichier en fonction de la version téléchargée.

Configuration de cntlm

La configuration de cntlm se fait par le fichier /etc/cntlm.conf dont voici la section qui nous intéresse :

Username        votre_identifiant
Domain          nom_de_domaine
Password        votre_password
#Workstation    netbios_hostname        # Should be auto-guessed

Proxy           proxy:8080  #le nom du proxy et son port d'écoute
Proxy           proxy2:8080 #s'il y a plusieurs proxy il suffit de les ajouter

#
# This is the port number where Cntlm will listen
#
Listen          3128        # le port qui sera ouvert par cntlm

Le fichier de configuration renseigné, nous pouvons lancer le service :

# service cntlmd start

Si l’on désire que ce service soit lancé par défaut :

# chkconfig cntlmd on

Utilisation de cntlm

Maintenant que le relai est actif, il nous reste à l’utiliser. il faut donc configurer les applications pour utiliser ce reali proxy.

Par exemple :

  • pour Firefox vous utiliserez comme définition du proxy http://localhost:3128 :

  • pour yum, il faut éditer le fichier de configuration /etc/yum.conf et ajouter la ligne suivante :
proxy=http://localhost:3128/

Installer le kit de développement Android sous Fedora (2/2)

Cet article est la suite de l’article Installer le kit de développement Android sous Fedora (1/2)

Configurer le SDK Android sous Eclipse

Lancer Eclipse, aller dans Fenêtre -> Préférences -> Android et sélectionner le repertoire ou le SDK a été décompressé. Dans notre cas c’est ~/android-sdk-linux_x86 :

Une fois les modifications appliquées et validées, nous allons pouvoir créer un nouveau projet Android.

Créer un nouveau projet Android

Dans Eclipse, nous selectionnons Fichier -> Nouveau -> Projet. Si la configuration d’Eclipse est correcte vous devez avoir la possibilité de sélectionner Android.

Nous sélectionnons donc Android Project.

Cliquer sur Terminer et Eclipse va créer le projet, le squelette de notre classe est crée HelloFedora.java.

Nous l’éditons avec l’exemple suivant :

package com.exemple.hellofedora;

import android.app.Activity;
import android.os.Bundle;
import android.widget.TextView;

public class HelloFedora extends Activity {
 /** Called when the activity is first created. */
 @Override
 public void onCreate(Bundle savedInstanceState) {
 super.onCreate(savedInstanceState);
 setContentView(R.layout.main);
 TextView tv = new TextView(this);
 tv.setText("Hello, Android Developer\n Thank you, for using Fedora Linux");
 setContentView(tv);
 }
}

Exécution du code

Pour exécuter ce code, il nous faut lancer l’hôte virtuel, pour cela aller dans Fenêtre -> Android SDK and AVD Manager. Choisir dans Vitual Devices l’hôte sur lequel vous voulez faire tourner l’application et cliquer sur Start.

Il nous reste à lancer l’exécution sous Eclipse : Exécuter -> Exécuter (Ctrl+F11), l’application sera automatiquement déployée sur l’émulateur en cours d’exécution.

Je vous invite à aller directement sur http://developer.android.com pour prendre connaissance des API Android.

Installer le kit de développement Android sous Fedora (1/2)

Cet article détaille la marche à suivre afin d’installer la SDK Android et de configurer Eclipse afin de créer des applications Android avec Fedora. Cet article est intégralement basé sur la page fedoraproject traitant d’Android. Je l’ai juste agrémenté de quelques captures d’écrans.

Pré-requis

Eclipse, que nous installons avec yum :

# yum install eclipse-jdt

Installation des plugins pour eclipse

Lancer Eclipse, aller dans le menu « Aide » et sélectionner « Install New Software … »

Cliquer sur « Ajouter » :

Le plugin Android pour eclipse peut nécessiter de télécharger des dépendances, il est nécessaire d’ajouter :

  • pour Eclipse Galileo
http://download.eclipse.org/releases/galileo/
  • pour Eclipse Helios
http://download.eclipse.org/releases/helios/

On ajoutera donc le plugin Android pour eclipse :

https://dl-ssl.google.com/android/eclipse/

On sélectionnera dans « Work with : » le plugin Android Ajouté :

On coche « Developer Tools » puis « Suivant » :

Il nous reste à accepter la licence et terminer. Eclipse est maintenant prêt pour réaliser des applications à destination d’Android. Mais il nous manque encore un moyen de les tester.

Installer le SDK Android

On téléchargera le SDK depuis http://developer.android.com/sdk/index.html

On le décompressera à l’endroit de votre choix, prenons l’exemple du « Dossier Personnel » ~/android-sdk-linux_x86

Il faut ajouter ce chemin à la variable PATH, nous éditerons donc le fichier ~/.bash_profile pour y ajouter en fin la section suivante :

PATH=$PATH:$HOME/android-sdk-linux_x86:$HOME/android-sdk-linux_x86/tools
export PATH

Rechargez votre profile pour que la nouvelle valeur du PATH soit prise en compte.

Installation des librairies nécessaire au SDK Android

Attention :

Si vous utilisez un système 64bit, il est malgré tout nécessaire d’installer les librairies 32bit parce que le SDK Android est 32bit.

 

Voici donc la liste des dépendances à installer :

# yum install glibc.i686 glibc-devel.i686 libstdc++.i686 zlib-devel.i686 \
              ncurses-devel.i686 libX11-devel.i686 libXrender.i686 libXrandr.i686

Nous pouvons maintenant lancer le SDK et configurer notre premier smartphone virtuel sous Android. Placez vous dans le répertoire ou vous avez décompressé l’archive (android-sdk-linux_x86 pour moi) et lancer :

$ ./tools/android

Nous sélectionnons « Available Packages » :

Sélectionner les versions désirées et cliquer sur « Install Selected ».

Il faut encore créer le smartphone virtuel, pour cela aller sur « Virtual Devices » et cliquer sur « New » :

Le smartphone apparait ensuite dans la liste, il reste à cliquer sur « Start » pour le démarrer :